Comment sont construits les menus de La Plume de Noria ?

Il serait assez facile de construire un menu parfait. Quelques légumes bien choisis, des protéines maigres, des féculents soigneusement pesés, aucune improvisation et sept journées parfaitement organisées. Sur le papier, tout fonctionnerait merveilleusement bien. Dans une vraie maison, c’est une autre histoire.
Il y a les journées de travail, les soirs où l’on n’a aucune envie de cuisiner, les changements de programme, les restes dans le réfrigérateur, les invitations, les enfants qui n’ont pas les mêmes goûts que nous et les personnes qui vivent sous le même toit sans avoir nécessairement les mêmes besoins.
C’est précisément à partir de cette réalité que sont construits les menus de La Plume de Noria.
Chez nous, nous ne mangeons pas tous pour la même raison
À notre table, nous sommes deux adultes et un enfant. Je suis actuellement engagée dans une démarche de perte de poids. Mon mari, lui, n’a aucune raison de suivre un régime. Et notre fils encore moins.
Pendant quelque temps, cela m’a conduite à imaginer le principe de « même base, deux assiettes » : préparer une base commune puis adapter chaque assiette. Le principe reste juste. Mais avec le temps, quelque chose d’encore plus simple s’est imposé :
Nous n’avons pas besoin de plusieurs repas. Nous avons besoin d’un repas familial suffisamment souple pour convenir à plusieurs personnes.
Un poulet rôti reste un poulet rôti. Des pâtes à la bolognaise restent des pâtes à la bolognaise. Un parmentier, une soupe, un croque-monsieur ou une salade composée n’ont pas besoin de devenir des « plats de régime » pour pouvoir trouver leur place dans une alimentation équilibrée.
Ce qui change, ce sont surtout les quantités, les accompagnements et parfois quelques petits ajouts. Je peux avoir davantage de légumes et une portion mesurée de féculents. Mon mari peut prendre davantage de pâtes, de pommes de terre ou de sauce. Notre fils mange selon son âge, son appétit et ses besoins.
Mais nous mangeons ensemble. Un seul repas familial, des portions qui s’adaptent.
Mes menus doivent d’abord fonctionner dans ma cuisine

Je ne construis pas ces menus comme une professionnelle de la nutrition. Je les construis comme quelqu’un qui doit réellement les cuisiner. Et cette nuance change beaucoup de choses.
Le midi, lorsque cela est possible, je prépare deux jours identiques : lundi et mardi, mercredi et jeudi, vendredi et samedi. Cela permet de cuisiner une vraie préparation une fois et d’en profiter deux fois.
Une bolognaise peut mijoter au Cookeo pendant que je fais autre chose. Une grande plaque de poulet et de légumes peut cuire au four pour plusieurs repas. Un parmentier peut être préparé à l’avance.
On ne batch-cooke pas forcément des repas, on batch-cooke des solutions.
Le soir, la simplicité gagne souvent
Après une journée de travail, je n’ai pas toujours envie de passer une heure dans la cuisine. Et je pars du principe que je ne suis probablement pas la seule
Alors certains soirs, le dîner sera une soupe et une tartine. Un croque-monsieur avec une grande salade. Un steak haché, des haricots verts et quelques pommes de terre. Une omelette. Une salade composée avec ce qu’il reste dans le réfrigérateur.
Ce ne sont peut-être pas les repas les plus impressionnants d’Internet. Mais ce sont souvent ceux que l’on est encore capable de préparer un mardi soir à 19 h 30. Et pour moi, un menu utile vaut davantage qu’un menu impressionnant.
Et puis il y a les repas que l’on ne planifie pas
Le vendredi soir et le samedi soir sont volontairement laissés libres chez nous. Parce qu’il peut y avoir un restaurant. Un apéritif improvisé. Une sortie. Des amis. Une envie de pizza. Ou tout simplement l’envie de décider au dernier moment.
Je pourrais remplir ces cases pour que le menu soit parfaitement complet. Mais ce ne serait plus notre vraie semaine. Et je ne veux pas construire des menus qui prétendent que la vie peut toujours être prévue sept jours à l’avance.
Laisser de la place à l’imprévu fait aussi partie de l’organisation.
Aucun aliment n’a besoin d’être banni

Vous trouverez donc ici des légumes, du poisson, des légumineuses et des céréales complètes. Mais vous trouverez aussi des lasagnes, des croque-monsieur, des gratins, du fromage, des plats mijotés… et probablement quelques repas beaucoup plus gourmands au fil des semaines.
Mon objectif n’est pas d’apprendre à manger « parfaitement ». Je cherche plutôt à construire une alimentation suffisamment équilibrée pour accompagner mes objectifs sans transformer chaque repas en exercice de contrôle.
Parce qu’une manière de manger que l’on ne peut maintenir que quelques semaines ne m’intéresse pas beaucoup. Je cherche celle qui peut continuer à fonctionner lorsque la motivation baisse, lorsque nous recevons du monde, lorsque nous sommes fatigués et lorsque la vie reprend simplement toute la place.
Les calories présentes dans mes menus sont des repères, pas des prescriptions
Lorsque j’indique les calories de certaines portions, elles correspondent à mon organisation et à mes propres objectifs. Elles permettent de comprendre comment je construis mes journées et comment j’équilibre les différents repas.
Elles ne constituent pas une recommandation nutritionnelle universelle. Nos besoins varient selon notre âge, notre taille, notre activité physique, notre santé, nos objectifs et beaucoup d’autres facteurs.
L’idée n’est donc pas de reproduire exactement mon assiette. L’idée est de pouvoir observer la logique qui se trouve derrière et de l’adapter à sa propre vie.
Petit rappel : si vous souhaitez modifier votre alimentation dans un objectif de perte de poids ou de santé, parlez-en d’abord avec votre médecin ou un professionnel de santé.
Pourquoi partager ces menus ?
Parce que je sais combien cette question peut devenir fatigante : « Qu’est-ce qu’on mange cette semaine ? » Et parce que lorsque l’on essaie en plus de modifier certaines habitudes ou de prendre soin de sa santé, cette simple question peut devenir un véritable petit casse-tête quotidien.
Alors chaque semaine, je partagerai ici le menu que nous aurons construit pour notre propre maison. Avec ses répétitions. Ses repas très simples. Ses préparations anticipées. Ses repas libres. Ses adaptations. Et probablement parfois ses ratés.
Vous pourrez prendre le menu entier. Une seule recette. Une idée. Une organisation. Ou absolument rien cette semaine-là.
Ce ne sont pas des menus destinés à montrer comment il faudrait vivre. Ce sont simplement des solutions testées dans une vraie vie familiale et mises à disposition de ceux à qui elles pourraient simplifier un peu la leur.
Le mieux plutôt que le parfait.

